Les traces préservées du passé

L'historique du bien proposé pour inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité est indissociable des événements qui ont abouti à la disparition du bien antérieur. Le Havre tel qu'il existait avant sa destruction a lui-même laissé des vestiges qui ont été intégrés dans la reconstruction et qui contribuent à l'identité de la ville actuelle :
la cathédrale Notre-Dame avec sa tour-clocher, l'église Saint-François, le muséum d’Histoire naturelle, le monument aux morts, quelques hôtels particuliers du XVIIIe siècle et des immeubles plus modestes qui assurent une transition entre la nouvelle trame du Havre et les quartiers périphériques épargnés.

 

Le bombardement du Havre en 1944 restera à jamais gravé comme un profond traumatisme dans l’esprit des Havrais. Longtemps, l’image de l’ancienne ville est resté ancrée dans l’inconscient collectif, la reconstruction à elle seule ne pouvant effacer la mémoire des vieilles pierres.
Le Havre moderne témoigne pourtant des aspirations sociales et urbaines de notre société industrielle au début des "trente glorieuses".
Depuis 1995, la municipalité a œuvré pour faire évoluer positivement l’image du Havre, tant à l’extérieur qu’auprès de ses concitoyens. L’enjeu est en effet considérable pour sa notoriété, ainsi que pour renforcer son appropriation par les habitants. Outre une considération accrue sur le plan local, national et international, les répercussions économiques et touristiques favoriseront l’arrivée de nouveaux investisseurs et la création d’emplois liés au tourisme urbain.