Au lendemain de la seconde Guerre mondiale, Le Havre est un champ de ruines. Le bilan des bombardements fut très lourd pour les Havrais : plus de 5 000 tués. 12 500 immeubles détruits, laissant 80 000 personnes sans abri.
La tâche de reconstruction concerne un immense territoire urbain. Il faut faire au mieux et au plus vite. L’atelier Perret s’attelle à la tâche avec beaucoup d’énergie.
Sur 150 hectares de tissus reconstruits, la morphologie urbaine est caractérisée par près de 200 îlots carrés de 100, 50 ou 25 m de côté organisés selon une hiérarchisation de hauteurs. La lumière, l’espace et la qualité de vie sont au centre des préoccupations d’Auguste Perret. Il s’agit d’une véritable révolution pour l’époque et d’un changement radical par rapport aux conditions d’existence qui prévalaient avant la guerre. Le plan de Perret respecte néanmoins certains éléments structurants, comme l’emplacement de l’Hôtel de Ville ou le tracé des principaux axes.
Plus qu’un quartier, Perret et son équipe ont créé un paysage urbain cohérent qui singularise Le Havre parmi les grandes villes européennes.