Au lendemain de la guerre, Auguste Perret découvre une ville dont le coeur est détruit à 80%. La "Porte Océane" par laquelle les étrangers découvraient la France était devenue l'une des villes les plus sinistrées d'Europe. Paradoxalement, du fait même de l'ampleur des destructions, tout allait redevenir possible. En 1945, le gouvernement français nomme Auguste Perret Architecte en chef de la reconstruction du Havre. Pour redonner vie à l’une des plus grandes villes de France, Perret songe à un projet inouï, expression de son Classicisme Structurel et vision humaniste de l’architecture contemporaine.
Premier architecte à oser le béton pour la construction d’immeubles, il était convaincu de sa nécessité pour des raisons économiques. Le béton était aussi la seule matière capable de concrétiser ses rêves pour Le Havre.
L’espace reconstruit jouit d’une personnalité unique dans l’histoire de la reconstruction d’après-guerre. Plus qu’un témoignage architectural, l’œuvre de Perret au Havre a valeur de legs universel qui illustre tout un état d’esprit d’après-guerre en Europe.

 
Dernière réalisation du Maître disparu en 1954, Le Havre reste également son chef d’œuvre.