C’est ainsi que les rangements incorporés et les meubles superposables firent leur apparition. Les Havrais découvrirent aussi les cuisines aménagées, résolument d’avant-garde à l’époque, ou les vide-ordures ainsi que des équipements en plastique juste avant l’arrivée du Formica dans les cuisines. Les années de la reconstruction virent enfin l’avènement du rotin. Toutes ces matières reviennent à la mode, au même titre que le béton.

 

La Ville du Havre a inscrit l’achat d’un appartement témoin parmi les initiatives de communication autour de la candidature à l’Unesco. Déjà, l’exposition « Perret, la poétique du béton » a permis de redécouvrir cette activité très peu connue du célèbre architecte qui consistait à dessiner meubles et intérieurs.
En effet, l’œuvre de reconstruction de Perret ne se limitait pas aux considérations de déplacement et d’espace urbain. Les ISAI (immeubles sans affectation individuelle) accueillent 350 logements et servent doublement de laboratoire : pour l’architecture, d’une part, avec une nouvelle façon de penser l’espace, et pour le mobilier, d’autre part, qu’il fallait adapter à des appartements modernes.